“Les fausses convictions détruisent”

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de te dire que ta vie ne valait pas la peine d’être vécue, qu’il n’y a plus de bonheur possible pour toi? ou que tu n’es bon à rien? que tu n’arriveras jamais à réaliser tes projets? que personne ne t’aimera jamais, que tu es inutile?

Tu n’es pas tout seul, nous sommes des millions à avoir des pensées comme celles-ci.

Tu te dis peut-être que c’est à cause de cette maladie qui te mine depuis tant d’années et que tu n’y peux rien, que c’est à cause de ton divorce, à cause de tes amis qui ne sont pas fidèles, de tes parents qui t’ont orienté dans une voie qui n’a jamais été la tienne, de ce patron qui te rabaisse au travail et t’exploite, de ton physique qui te semble peu avantageux…

Il arrive la plupart du temps que nous entendions depuis l’enfance des critiques blessantes et culpabilisantes sur notre physique, notre façon de voir la vie, nos comportements. Nous grandissons aussi dans une société qui nous poussent à nous comparer les uns aux autres et à se focaliser sur l’apparence.

Ces choses-là sont très certainement à l’origine de ces pensées.

Mais si en fait il fallait plutôt regarder du côté de tes convictions personnelles. Sais-tu que tes pensées affectent tes comportements?

Depuis des siècles on se fascine pour l’idée de vérité, sa nature et son impact dans nos vies.

William Backus et Marie Chapian dans un de leurs ouvrages écrivaient au sujet de René Descartes qu’il avait découvert que puisqu’il pensait, il devait être. Aussi, Marc Aurèle, également penseur « avait compris que l’émotion humaine n’est pas simplement le fruit du hasard , mais qu’elle est déterminée par la manière dont on pense »; que « Là où Descartes affirme: « je pense donc je suis », marc Aurèle aurait pu énoncer: « Je pense pour déterminer ma manière d’être ». 

Alors que notre société nous laisse souvent croire que nous ne pouvons pas guérir sans avoir décortiqué notre passé, ce n’est pourtant pas notre passé qui nous amène à ressentir ce que nous ressentons mais l’interprétation que nous en faisons. Nos pensées sont souvent la cause de nos sentiments et si tu crois fermement quelque chose, tu agiras en conséquence.

Les fausses convictions ont des répercussions dramatiques dans nos vies. La vraie solution c’est peut-être d’analyser ton dialogue intérieur.

Tout le monde sait que la période de l’adolescence est une période difficile, inconfortable, troublante et tellement importante! Je vais te partager un témoignage personnel vécu vers la fin de cette période.

J’avais enregistré intérieurement différentes remarques  entendues par-ci par-là à propos des femmes mais aussi certaines critiques me concernant directement dîtes sans réflexion sur leurs éventuelles conséquences au préalable.

En pleine construction de mon identité, autant dire qu’elles ont cassé littéralement l’estime que je devais avoir de moi-même. J’étais à cette époque-là atteinte de troubles obsessionnels compulsifs (TOCS), mais j’ai tellement cru à ces paroles que j’ai laissé se renforcer certains des troubles répétitifs centrés sur le corps (TRCC) dont je souffrais, comme par exemple la dermatillomanie. Ces paroles se sont transformées en fausses-convictions et m’ont paralysée longtemps. Il m’a alors été impossible de croire que je pouvais être désirable avec une quelconque imperfection physique. Dès que je recevais un compliment, je le refusais intérieurement en me persuadant qu’il n’était pas vrai et que les gens flattaient mais me mentaient. Les choix que je faisais étaient tous liés à mes convictions intérieures qui n’étaient pas empreintes de vérité. Tous, sauf un. J’avais fait une rencontre personnelle avec Dieu et malgré les blessures de l’âme, la décision de le suivre n’a jamais été guidée par une fausse conviction, mais par une expérience profonde et une compréhension plus tard de la valeur que j’avais à ses yeux.

J’ai commencé à faire le trie dans ce que l’on me disait. J’ai aussi entrepris une psychothérapie pour comprendre et dénouer des choses dans ma vie.

Et puis il y a deux ans j’ai lu un livre qui a boulversé ma vie, je te le recommanderai à la fin de l’article. J’ai alors compris que j’avais le droit de réussir dans ce qui me plaisait et que j’étais surtout capable d’entreprendre et de voir plus grand.

J’étais tellement pleine de pensées limitantes que je m’enfermais moi-même dans quelque chose que je n’aimais pas. Il m’a ensuite fallu et il me faut encore aujourd’hui analyser mes pensées. Lorsque je me décourage et que je sens des pensées négatives m’envahir, je cherche à les contrecarrer et à les remplacer par des pensées empreintes de vérité.

Pour en revenir à tes convictions, voilà ce qu’il te faut pour partir sur de bonnes bases…Si tu veux te sentir mieux dans ta vie et épanouis, que tu es prêt à abandonner tes fausses convictions, je t’ai répertorié quelques points qui sauront t’aider:

  • Repère tes fausses convictions, là où tu te mens à toi-même (tu peux tenir un petit carnet de tes pensées, pour voir lesquelles sont à travailler). Ose les nommer.

  • Bats-toi contre elles! Efforce-toi de les changer

  • Remplace-les par la vérité, choisi de penser des choses vraies à ton sujet.

  • Autorise-toi à ressentir une douleur « limitée » qui ne te laisse pas sombrer dans le désespoir.

Quelques exemples de pensées mensongères et par quoi tu peux les remplacer:

  • Tout le monde doit m’aimer et approuver mes actes, sinon ce serait affreux.

->  Ce n’est pas indispensable que tout le monde m’aime, ça ne me plaît pas mais je peux vivre quand même!

  •  Je vais voir de nouvelles personnes ce soir, si jamais on ne m’adresse pas la parole ce sera horrible!

-> Je n’apprécie pas la solitude mais être embarrassé ne me tuera pas!

Il est urgent que tu prennes le temps d’analyser ton dialogue intérieur, vas-y, courage, démonte ce qu’il y a à démonter, reconstruit ce qu’il y a à reconstruire! Ça en vaut tellement l’effort!!!

Et si tu en ressens le besoin, fais-toi aider par un professionnel de santé!

Je t’invite à lire un livre passionnant: « Bien se connaître pour mieux vivre » de William Backus & Marie Chapian, aux éditions Empreinte-temps présent.

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