“Les fausses convictions détruisent”
Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de te dire que ta vie ne valait pas la peine d’être vécue, qu’il n’y a plus de bonheur possible pour toi? ou que tu n’es bon à rien? que tu n’arriveras jamais à réaliser tes projets? que personne ne t’aimera jamais, que tu es inutile?
Tu n’es pas tout seul, nous sommes des millions à avoir des pensées comme celles-ci.
Tu te dis peut-être que c’est à cause…
Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de te dire que ta vie ne valait pas la peine d’être vécue, qu’il n’y a plus de bonheur possible pour toi? ou que tu n’es bon à rien? que tu n’arriveras jamais à réaliser tes projets? que personne ne t’aimera jamais, que tu es inutile?
Tu n’es pas tout seul, nous sommes des millions à avoir des pensées comme celles-ci.
Tu te dis peut-être que c’est à cause de cette maladie qui te mine depuis tant d’années et que tu n’y peux rien, que c’est à cause de ton divorce, à cause de tes amis qui ne sont pas fidèles, de tes parents qui t’ont orienté dans une voie qui n’a jamais été la tienne, de ce patron qui te rabaisse au travail et t’exploite, de ton physique qui te semble peu avantageux…
Il arrive la plupart du temps que nous entendions depuis l’enfance des critiques blessantes et culpabilisantes sur notre physique, notre façon de voir la vie, nos comportements. Nous grandissons aussi dans une société qui nous poussent à nous comparer les uns aux autres et à se focaliser sur l’apparence.
Ces choses-là sont très certainement à l’origine de ces pensées.
Mais si en fait il fallait plutôt regarder du côté de tes convictions personnelles. Sais-tu que tes pensées affectent tes comportements?
Depuis des siècles on se fascine pour l’idée de vérité, sa nature et son impact dans nos vies.
William Backus et Marie Chapian dans un de leurs ouvrages écrivaient au sujet de René Descartes qu’il avait découvert que puisqu’il pensait, il devait être. Aussi, Marc Aurèle, également penseur « avait compris que l’émotion humaine n’est pas simplement le fruit du hasard , mais qu’elle est déterminée par la manière dont on pense »; que « Là où Descartes affirme: « je pense donc je suis », marc Aurèle aurait pu énoncer: « Je pense pour déterminer ma manière d’être ».
Alors que notre société nous laisse souvent croire que nous ne pouvons pas guérir sans avoir décortiqué notre passé, ce n’est pourtant pas notre passé qui nous amène à ressentir ce que nous ressentons mais l’interprétation que nous en faisons. Nos pensées sont souvent la cause de nos sentiments et si tu crois fermement quelque chose, tu agiras en conséquence.
Les fausses convictions ont des répercussions dramatiques dans nos vies. La vraie solution c’est peut-être d’analyser ton dialogue intérieur.
Tout le monde sait que la période de l’adolescence est une période difficile, inconfortable, troublante et tellement importante! Je vais te partager un témoignage personnel vécu vers la fin de cette période.
J’avais enregistré intérieurement différentes remarques entendues par-ci par-là à propos des femmes mais aussi certaines critiques me concernant directement dîtes sans réflexion sur leurs éventuelles conséquences au préalable.
En pleine construction de mon identité, autant dire qu’elles ont cassé littéralement l’estime que je devais avoir de moi-même. J’étais à cette époque-là atteinte de troubles obsessionnels compulsifs (TOCS), mais j’ai tellement cru à ces paroles que j’ai laissé se renforcer certains des troubles répétitifs centrés sur le corps (TRCC) dont je souffrais, comme par exemple la dermatillomanie. Ces paroles se sont transformées en fausses-convictions et m’ont paralysée longtemps. Il m’a alors été impossible de croire que je pouvais être désirable avec une quelconque imperfection physique. Dès que je recevais un compliment, je le refusais intérieurement en me persuadant qu’il n’était pas vrai et que les gens flattaient mais me mentaient. Les choix que je faisais étaient tous liés à mes convictions intérieures qui n’étaient pas empreintes de vérité. Tous, sauf un. J’avais fait une rencontre personnelle avec Dieu et malgré les blessures de l’âme, la décision de le suivre n’a jamais été guidée par une fausse conviction, mais par une expérience profonde et une compréhension plus tard de la valeur que j’avais à ses yeux.
J’ai commencé à faire le trie dans ce que l’on me disait. J’ai aussi entrepris une psychothérapie pour comprendre et dénouer des choses dans ma vie.
Et puis il y a deux ans j’ai lu un livre qui a boulversé ma vie, je te le recommanderai à la fin de l’article. J’ai alors compris que j’avais le droit de réussir dans ce qui me plaisait et que j’étais surtout capable d’entreprendre et de voir plus grand.
J’étais tellement pleine de pensées limitantes que je m’enfermais moi-même dans quelque chose que je n’aimais pas. Il m’a ensuite fallu et il me faut encore aujourd’hui analyser mes pensées. Lorsque je me décourage et que je sens des pensées négatives m’envahir, je cherche à les contrecarrer et à les remplacer par des pensées empreintes de vérité.
Pour en revenir à tes convictions, voilà ce qu’il te faut pour partir sur de bonnes bases…Si tu veux te sentir mieux dans ta vie et épanouis, que tu es prêt à abandonner tes fausses convictions, je t’ai répertorié quelques points qui sauront t’aider:
Repère tes fausses convictions, là où tu te mens à toi-même (tu peux tenir un petit carnet de tes pensées, pour voir lesquelles sont à travailler). Ose les nommer.
Bats-toi contre elles! Efforce-toi de les changer
Remplace-les par la vérité, choisi de penser des choses vraies à ton sujet.
Autorise-toi à ressentir une douleur « limitée » qui ne te laisse pas sombrer dans le désespoir.
Quelques exemples de pensées mensongères et par quoi tu peux les remplacer:
Tout le monde doit m’aimer et approuver mes actes, sinon ce serait affreux.
-> Ce n’est pas indispensable que tout le monde m’aime, ça ne me plaît pas mais je peux vivre quand même!
Je vais voir de nouvelles personnes ce soir, si jamais on ne m’adresse pas la parole ce sera horrible!
-> Je n’apprécie pas la solitude mais être embarrassé ne me tuera pas!
Il est urgent que tu prennes le temps d’analyser ton dialogue intérieur, vas-y, courage, démonte ce qu’il y a à démonter, reconstruit ce qu’il y a à reconstruire! Ça en vaut tellement l’effort!!!
Et si tu en ressens le besoin, fais-toi aider par un professionnel de santé!
Je t’invite à lire un livre passionnant: « Bien se connaître pour mieux vivre » de William Backus & Marie Chapian, aux éditions Empreinte-temps présent.
“Le seul échec, c’est l’abandon!”
Sais-tu que le lion échoue sept fois sur dix avant d’arriver à capturer sa proie? Cela veut dire qu’il passe la majeur partie de sa vie de chasseur à échouer! Ce qui fait de lui entre autre un animal incroyable, c’est sa persévérance. Mais si Georges Clemenceau disait qu’il n'y a qu'une seule façon…
Sais-tu que le lion échoue sept fois sur dix avant d’arriver à capturer sa proie? Cela veut dire qu’il passe la majeur partie de sa vie de chasseur à échouer! Ce qui fait de lui entre autre un animal incroyable, c’est sa persévérance.
Mais si Georges Clemenceau disait qu’il n'y a qu'une seule façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi; c’est en réalité pour montrer que l’échec, ce n'est pas de ne pas arriver à atteindre son objectif, mais bien d'abandonner alors qu'il y a encore de l’espoir.
En fait il n’y a pas de notion de persévérance sans qu’il y soit rattachée la notion d’espoir. C’est l’espérance qui produit la persévérance.
Et toi, est-ce que tu as le sentiment de ne pas avoir de persévérance ou d’en manquer ? As-tu le sentiment d’avoir perdu espoir face aux difficultés rencontrées qui semblent s’éterniser dans ta vie? Ou alors peut-être que tu n’arrives pas à persévérer parce que tu ne te fixes pas de but dans ta vie?
Saches que tu n’es pas tout seul à vivre cette réalité. C’est ce qui arrive très souvent. S’il n’y a pas d’objectif clair à atteindre, il n’y a pas de raison de persévérer.
Pourtant, la persévérance est importante car c’est elle qui produit le caractère. Elle est un moteur qui nous pousse à continuer lorsque les défis se dressent devant nous. Elle est un atout pour traverser les périodes compliquées qui pourraient compromettre nos ambitions!
Elle nous aide à rester motivé et à progresser.
Et lorsqu’on a trouvé un but à atteindre et que l’on reste fixés sur celui-ci, ne pas abandonner avant de l’avoir atteint, demande d’avoir confiance en ses capacités et d’être sûr que l'on trouvera une issue si l’on persiste. Tu vois que l’espoir est donc un facteur clé de la persévérance.
Prenons l’exemple de l’athlète de haut niveau. La persévérance est le facteur de réussite de ses objectifs.
Il s’entraîne de façon disciplinée, durement et sans relâche pour les atteindre. Il repousse souvent ses limites malgré les obstacles qu’il rencontre. Il apprend de ses défaites, se relève et continue à s’entraîner. Sa persévérance, motivée par l’espoir d’atteindre son but le rend résilient et déterminé.
Quelle que soit la situation dans laquelle tu te trouves actuellement, rappelle-toi de cet exemple. Comme l’athlète qui s’entraîne jusqu’à remporter son prix, garde espoir et persévère!
La bienveillance, mode ou nécessité?
On nous parle tellement de bienveillance depuis quelques années que l’on pourrait croire que c’est un mot à la mode et qu’au final on le connaît tous! Mais entre le connaître et le mettre en pratique, il y a un monde. Qu’en dit le petit Larousse? « C’est une disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui ». Être bienveillant, c’est laisser…
On nous parle tellement de bienveillance depuis quelques années que l’on pourrait croire que c’est un mot à la mode et qu’au final on le connaît tous! Mais entre le connaître et le mettre en pratique, il y a un monde.
Qu’en dit le petit Larousse? « C’est une disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui ».
Être bienveillant, c’est laisser l’autre être tel qu’il est, l’écouter, ne pas chercher à le changer. Cela ne veut pas dire que nous devons accepter toutes sortes de comportements à notre égard. Il ne faut pas non plus être trop impliqué, à en négliger ses propres besoins.
En accordant notre bienveillance, un mot gentil, un sourire, une aide, sa présence même sans parole, on allège le poids qui repose sur les épaules de celui qui en a besoin.
En faisant attention à l’autre, en montrant que l’on comprend sa situation, en prenant le temps de soutenir, on peut redonner de la sérénité à quelqu’un, pour qu’il continue d’affronter ses difficultés.
Ce cadeau de la bienveillance est puissant!
La compassion, la gentillesse, l’indulgence sont des gestes gratuits, qui ne doivent rien attendre en retour. Ils font du bien à notre cerveau et nous connecte avec les autres de la forme la plus simple et la plus belle possible.
Mais au fait, peut-on parler de bienveillance envers les autres sans parler de bienveillance envers soi-même? Arrives-tu à être indulgent avec toi-même? A cesser de te critiquer, de te juger constamment?
Si ce n’est pas le cas, sache que tu n’es pas seul. Sache que l’humain retient beaucoup plus le négatif que le positif.
On remarque qu'il est souvent facile d’être un soutien pour ceux qui nous entourent lorsqu’ils passent par un moment difficile mais que nous avons tendance à nous critiquer bien plus qu’à être bienveillants envers nous-même. Mais d’où viennent donc ces pensées négatives envers nous-même? Elles peuvent provenir des critiques que l’on a reçues quand on était enfant, ou de la société. Ça peut aussi venir de notre désir d’être performant, d’un sentiment de honte ou de culpabilité, d’une difficulté à s’octroyer de la valeur, etc.
Dès la maternelle on est évalués… il y a là une source potentielle de jugement sur soi. Nous sommes programmés dès le plus jeune âge pour être malveillants avec nous-même. Si je suis bon à l’école c’est bien, mais si je ne réussi pas?
Lorsque mon premier enfant est arrivé au monde, je me suis achetée de nombreux livres sur l’éducation « bienveillante » et la psychologie de l’enfant. J’avais une peur terrible et tenace d’être une mauvaise mère, que mon enfant souffre du moindre manquement de ma part. Dès que je faisais quelque chose, je vérifiais dans les livres si j’avais eu tord ou raison d’agir de telle ou telle manière. Souvent ce que je lisais me rassurait et m’encourageait. J’y découvrais des pistes insoupçonnées qui fonctionnaient à merveille. Mais parfois aussi, certains livres ou émissions me plongeaient dans une profonde culpabilité. J’ai vite été lassée de ces mots « éducation bienveillante ». Je voyais autour de moi des parents sans plus aucune autorité, laissant leurs enfants devenir roi sous prétexte qu’il fallait être bienveillants… et je me suis rendue compte qu’il fallait que je me construise petit à petit mon propre chemin éducatif et que je devais surtout faire diminuer la pression que je m’étais mise à être une mère parfaite! J’étais sans cesse en train de me dévaloriser et d’être dans un hyper-contrôle épuisant.
J’avais besoin d’apprendre à être une mère bienveillante envers moi-même.
J’ai dû accepter d’être une mère qui tâtonne, qui fait des erreurs et qui apprend de celles-ci. Une mère qui ne sait pas et qui essaye, une mère qui crie et qui pleure d’avoir crié, qui doit souvent demander pardon. Une mère qui donne le meilleur d’elle-même en étant imparfaite et donc… une mère vraie avec elle-même et avec ses enfants.
Il y a peu, ma fille de 6 ans est venue m’entourer de ses bras en me disant: « Maman, tu sens l’amour! ». Je crois que je n’avais encore jamais entendu une parole aussi belle à mon égard! Elle venait de me dire cela dans un moment où j’étais intérieurement en train de me rabaisser, de me sentir si nulle que j’en oubliais ma propre valeur. Cela m’a fait beaucoup réfléchir. Je crois que nous avons besoin d’être indulgents et compatissants envers nous-même.
Nous ne pouvons pas être à l’écoute et être indulgents avec les autres sur du long terme si nous ne nous écoutons pas nous-même, sans nous juger en permanence. Cela demande de ne pas rechercher la perfection et de lâcher prise, de s’accepter tel que l’on est afin que l’on communique du bien-être autour de soi.
Ce n’est pas égoïste de prendre soin de soi. Cela permet de développer une relation plus harmonieuse avec les autres, de gérer nos émotions et de mieux résister aux angoisses. Et elle ne doit absolument pas servir de prétexte pour ne pas s'améliorer .
Quand on souffre, on a l’impression d’être seul à ressentir ses émotions. Pourtant, tous les êtres humains souffrent, à un moment ou à un autre de leur vie. La souffrance fait partie de l’expérience humaine.
Faire preuve de gentillesse et d’empathie envers soi, c’est reconnaître que notre souffrance est difficile. Et quand tu te critiques intérieurement en te disant « Pense à tous ces gens qui souffrent de maladies ou qui vivent dans la misère!», essaye plutôt de te dire ce que tu dirais pour réconforter un ami: «Tu as le droit de ressentir cette émotion. La souffrance des autres n’enlève rien à la tienne. Qu’est-ce que je peux faire pour toi?»
Pour t’aider à être ton propre ami, voici quelques pistes:
Apprends à respecter tes limites, à dire non.
Sois attentif à tes émotions, ton corps, tes besoins.
Prends le temps de faire des choses qui te font plaisir et préserve ton énergie.
Respecte tes valeurs!
Ne te compare pas aux autres, tu es unique!
Apprends à te libérer des tensions qui t’assaillent.
Accepte que tu ne seras jamais parfait!
Tu peux aussi noter les choses que tu réussis, pour les relire quand tu te décourages et félicite-toi!
N’oublie jamais que ta vie est précieuse, que tu as de la valeur, que tu as le droit d’être toi!
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Un Doliprane suffira! ( Lyme fight)
J’ai dix ans, je suis en colonie de vacances à Chamaloc, dans la Drôme. Avec mon groupe nous partons en randonnée et déposons nos affaires dans un magnifique champ au coeur des montagnes verdoyantes où nous bivouaquons. Il pleut et tonne toute la nuit. Nous avons peu dormi et sommes un peu trempés au petit matin. De retour au centre, en me prenant une bonne douche, je sens une petite boule dans mon dos et je…
J’ai dix ans, je suis en colonie de vacances à Chamaloc, dans la Drôme. Avec mon groupe nous partons en randonnée et déposons nos affaires dans un magnifique champ au coeur des montagnes verdoyantes où nous bivouaquons. Il pleut et tonne toute la nuit. Nous avons peu dormi et sommes un peu trempés au petit matin.
De retour au centre, en me prenant une bonne douche, je sens une petite boule dans mon dos et je comprends que c’est une tique. Je la montre à quelqu’un qui me la retire avec une pince à épiler, en y mettant un peu d’éther. La tête reste à l’intérieur et je le fais remarquer. Mais peu importe me dit-on, ça partira tout seul!
(Je précise qu’il n’y a aucun jugement, personne ne connaissait les maladies vectorielles à tiques à l’époque et encore moins comment retirer ces immondes bestioles!)
Une petite tache rouge apparaît… puis de la fièvre, des courbatures et de la fatigue. On ne m’emmène pas chez un médecin, j’ai sans doute attrapé froid pendant la nuit sous tente, un Doliprane suffira!
Je ne me souviens pas d’avoir eu des soucis particuliers sur le plan musculaires et articulaires les mois qui ont suivi cet épisode.
Je me souviens seulement d’otites à répétition, de problèmes de concentration et de mémoire durant l’enfance et l’adolescence.
Plus tard, vers 19 ans, je contracte une amibiase intestinale lors d’un séjour de trois semaines au Burkina Faso. A partir de ce moment là, ma santé dégringole. Je vais enchaîner les CO-INFECTIONS! Et oui, mon système immunitaire s’étant affaibli durant ce séjour, des infections opportunistes se manifestent! (le virus d’Epstein-Barr, des candidoses, des mycoses, des démangeaisons au contact de l’eau ou de la chaleur et des inflammations chroniques à divers endroits du corps…)
Il faut savoir que lorsque le système immunitaire est fort, le spirochète responsable de la borréliose de Lyme peut échapper à la réponse immunitaire pendant de très longues périodes et donc la maladie rester en sommeil.
J’enchaîne les lumbagos, puis les sciatiques bilatérales, les cruralgies bilatérales… en plus d’un syndrome du défilé thoraco-bracchial qui m’occasionne déjà bien des soucis.
Puis à l’âge de 24 ans j’entreprends des études dans une école biblique à Nogent-sur-Marne où j’y rencontre des gens soutenants, dont mon futur époux. Seulement voilà, les douleurs s’accentuent. J’ai du mal à rester assise, même avec un coussin. J’ai du mal à rester debout. Je n’arrive pas à me concentrer pendant les cours, je perds la mémoire avec beaucoup de « trous noirs ». Lorsque je discute, j’ai du mal à suivre les conversations en entier. Je commence à avoir des « brouillards » mentaux avec des pensées confuses. Lorsque je lis, je dois relire dix fois la même ligne…
Je me souviens d’un jour où j’étais sortie non loin de l’école pour aller chercher quelque chose. Je me suis arrêtée nette, sans savoir ce que je faisais là. J’ai perdu tout repère et j’ai juste fondu en larmes désemparée.
J’ai aussi des décharges électriques dans la tête, dans les jambes, des picotements, une hypersensibilité de la peau du côté gauche du corps avec engourdissement de la face gauche du visage. Je supporte des douleurs oculaires et une hyper sensibilité à la lumière, des douleurs lancinantes, des sensations de brûlures internes dans les articulations, des tremblements, de l’anxiété généralisée, de l'irritabilité, beaucoup de fatigue, des engourdissements des membres inférieurs et supérieurs, des myalgies, des arthralgies et des névralgies.
Je dois actionner la marche en poussant avec ma main l’arrière de mon genoux gauche. Et puis un jour, je finis par me retrouver seule dans Paris en étant dans l’impossibilité d’avancer, mes deux genoux ne me tiennent plus. Je vois une bonne quinzaine de médecins et spécialistes variés, tous restent sans réponse et finissent très souvent par ces mots: « On ne voit rien, c’est dans votre tête », « C’est le stress », « C’est de la fibromyalgie! », « Vous êtes en dépression! ».
Et puis un jour, je vois une rhumatologue qui me demande si je me suis déjà faite piquer par une tique. Je lui réponds sans la moindre hésitation que oui, à l’âge de dix ans et que les détails sont encore bien frais.
Je fais donc ma première sérologie le 11 mai 2011 avec Western blot. Il en résulte à deux reprises des traces isolées d’IgM et non dIgG. On retrouve des anticorps p41, B-Garinii et B-Afzelii.
Le 27 mai, je prends ma première « cure » de Doxycycline sur vingt-et-un jours. On sait que j’ai été en contact avec ces souches de Borréliose, il faut traiter.
Dès le troisième jour je fais ce que l’on appelle une réaction de Jarisch-Herxheimer (Herx), qui est une réponse inflammatoire de l'organisme qui peut apparaître lors de la prise de certains traitements médicaux ciblant des bactéries spirochètes. Les douleurs sont décuplées et associées à des nausées. Ce ne sera que le début. Un mois après de nouveau quinze jours de Doxycycline. Même scénario et ce coup-ci on me met sous morphiniques, cinq comprimés par jours. Il faut que je tienne le coup, je me marie juste à la fin de ma cure!
Je continue la prise de morphine et d’autres médicaments dont le Laroxyl à faible dose pendant trois mois.
Durant le mois d’août 2011, en plein voyage en Guadeloupe, huit doigts sur dix sont paralysés. Je tape sur le clavier d’ordinateur avec mes deux auriculaires. Cela durera une dizaine de jours. Il m’arrive de penser que je vais mourir. J’ai dû verser à cette période des litres de larmes. Je dois descendre les escaliers d’une location et chaque pas me donne la sensation d’avoir les os cassés. Des douleurs incroyables.
Je me documente et apprends que les borrélies ne supportent ni l’oxygène ni la chaleur. Et qui dit Guadeloupe dit chaleur, qui dit chaleur post antibiothérapie dit mort de certaines borrélies et donc toxines et enfin qui dit toxines dit douleurs! Mais je ne sais pas quoi faire à ce moment-là…
Une fois rentrée en France métropolitaine, je suis hospitalisée dans un hôpital militaire. J’en garde un très mauvais souvenir. Une batterie d’examens est faite, ce qui est une bonne chose en soi, mais je tombe sur une équipe de médecins prétentieux, suffisants, rabaissants et qui m’entendent mais ne m’écoutent pas.
Une fois par exemple lorsque j’évoque la sensation récurrente de brûlures à l’intérieur de genoux gonflés et rouges on me demande de montrer ces derniers. En les montrant il n’y a rien d’anormal. J’ai beau expliquer que mes poussées inflammatoires ne se font pas sur demande, on en conclue que c’est psychosomatique.
On diagnostique donc un syndrome douloureux chronique sans lien avec la maladie de Lyme et propose une haute dose de Laroxyl, ce dosage-là étant utilisé pour traiter la dépression, je le refuse puisque je ne le suis pas.
Par la suite, un médecin généraliste me fait stopper les morphiniques et je subis un gros syndrome de sevrage pendant plusieurs jours.
Je me sens remplie de colère et d’amertume vis-à-vis du corps médical. Je ne veux plus entendre parler de syndrome douloureux chronique, de fibromyalgie, de psychosomatisation et encore moins de maladie de Lyme. J’ai l’impression que personne ne m’écoute, personne ne prend réellement au sérieux ce que je décris. Et j’ai juste envie de crier à tous: « Ce n’est pas la dépression qui me déclenche des douleurs, mais ce sont vos mots jetés à la figure et vos conclusions hâtives de spécialistes de tout sauf du Lyme qui me font déprimer! »
Et puis, je me rends chez un nouveau médecin généraliste suite à notre emménagement dans les Yvelines. Et là, je tombe sur le Dr M. qui lui, me dit, sans me connaître et rempli de bienveillance, qu’il ne mettrait pas sa main à couper, qu’il a déjà vu des choses très surprenantes et que pour lui Lyme pourrait bien être une piste sérieuse. Il m’envoie donc en infectiologie à La Pitié-Salpétrière.
C’est là que je rencontre le Pr A. Je lui remets mon classeur médical avec toutes les recherches et examens de faits, ainsi que des clichés pris par moi-même montrant des genoux enflammés et gonflés. Je ne lui parle pas de la maladie de Lyme, car je me dis que j’ai assez entendu de bêtises à mon sujet. C’est lui qui, voyant que des analyses ont été faites dans ce sens, commence à m’en parler. Je lui fais comprendre que je n’ai plus vraiment envie de parler de cette maladie. Et là il me demande quand même de lui énumérer tous les symptômes que j’ai. Ce que je fais. Après m’avoir écouté il me répond qu’il n’y a aucun doute pour lui, je souffre d’un Lyme chronique et que souvent, les symptômes parlent beaucoup plus que des sérologies. Il m’explique que deux jours avant, il venait d’assister à une conférence sur la maladie de Lyme et qu’il était bien au courant du déni médical, de ce dont pouvaient souffrir les malades et qu’on allait suivre le protocole de soins.
C’est ainsi que le 14 mai 2012, je suis sortie de ce rdv avec une prescription d’antibiotiques pour une durée de quatre mois, les yeux remplis de larmes de joie. J’y étais allée sans trop d’espoir et j’en suis revenue remplie!
S’en sont suivies des réactions d’Herx très importantes avec des semaines de douleurs particulièrement éprouvantes physiquement mais aussi psychologiquement. J’aurai eu deux années d’antibiothérapies entrecoupées de temps de pauses.
En parallèle je me documente beaucoup et j’essaye de soutenir mon système immunitaire par la phytothérapie et la naturopathie. Mais c’est un gouffre financier. Après ces deux années, il m’est encore arrivé de prendre de l’Azytromycine alternée avec de la doxycycline sur des périodes de trois semaines consécutives lorsque le brouillard mental revenait ou que des poussées inflammatoires réapparaissaient. Cela me faisait beaucoup de bien.
Il est parfois nécessaire d’alterner les antibiotiques afin d’attaquer les différentes formes de borrélies: La forme spiralée avec paroi (qui se déplace dans les tissus et parfois dans le sang), la forme kystique, sans paroi, (qui peut rester dormante des mois, voire des années), la forme intra-cellulaire et enfin la forme dans les bio-films.
Je vais bien mieux depuis 2015. Mes crises aigües de névralgies dans les membres inférieurs et au bassin sont bien moins fréquentes et de plus courtes durée. Le Laroxyl à un dosage pour soulager les douleurs neuropathiques fait un merveilleux travail et me permet de vivre « bien ». Tout n’est pas rose, je souffre encore de troubles neurologiques et d’arthralgies surtout lorsque la météo est mauvaise, mais je les gère mieux.
Si tu es en difficulté, je voudrai maintenant t’encourager à trouver de l’aide auprès de gens qui connaissent ces souffrances dues à la maladie de Lyme!
Adresse-toi à l’association France Lyme qui fait un beau travail de soutien et de prévention. Elle oriente les patients vers les médecins qui connaissent la maladie près de chez vous.
Et l’association Lyme sans frontière.
Rejoins par exemple des groupes d’entre-aide sur Facebook ou instagram.
Tu peux aussi te documenter, il y a de bons livres! notamment celui du Dr Richard Horowitz « Soignez Lyme et les maladies chroniques inexpliquées (Pourquoi je ne guéris pas?)»
Celui du Pr Christian Perronne « La vérité sur la maladie de Lyme » et bien d’autres…
Et puis bien sûr, j’aimerai faire un peu de prévention en ce mois de mai. Lors de vos promenades:
Porte des vêtements longs et de couleurs claires facilitant le repérage des tiques pendant les activités de plein air,
Tu peux utiliser des répulsifs
Evite si possible des zones où la présence des tiques est certaine.
Inspecte-toi avec attention au retour de promenades.
Si tu te fais piquer:
Retire rapidement la tique à l’aide d’un tire-tique en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Ne mets AUCUN liquide sur la tique car par reflex, elle régurgite sa salive et donc vous contamine si elle est porteuse d’une bactérie.
Enfin, surveille régulièrement pendant 4 à 8 semaines.
Je t’invite à découvrir l’oeuvre « Lyme fight n°1 » ici!
La douleur chronique
« La douleur chronique bouleverse la vie ».
On sait aujourd’hui que 20% des européens souffrent de douleur chronique. Celle-ci est une douleur qui persiste ou récidive pendant minimum trois mois. Elle peut être due à des maladies chroniques ou à des traumatismes. Elle est très complexe et affecte le plan physique, psychologique, social ou professionnel. Il est souvent difficile d’en trouver la cause. Cette douleur peut…
« La douleur chronique bouleverse la vie ».
On sait aujourd’hui que 20% des européens souffrent de douleur chronique. Celle-ci est une douleur qui persiste ou récidive pendant minimum trois mois. Elle peut être due à des maladies chroniques ou à des traumatismes. Elle est très complexe et affecte le plan physique, psychologique, social ou professionnel. Il est souvent difficile d’en trouver la cause.
Cette douleur peut être fulgurante, épisodique ou bien continue. Elle est souvent aggravée par le mauvais temps ou les émotions.
Réel handicap, elle altère non seulement la qualité de vie des personnes qui la subissent mais elle perturbe aussi la vie familiale et amicale. Les proches doivent s’adapter aux capacités limitées du malade et ne comprennent pas toujours sa souffrance. En ayant connu la douleur ils pensent souvent connaître la douleur chronique. Hors ce n’est pas la même chose d’avoir mal à un court moment donné de sa vie que d’avoir mal de façon répétée sur une très longue période, parfois des années.
Il peut parfois entendre dire « tu as toujours un truc qui ne va pas », « c’est de la paresse », « bouge-toi un peu! ». Pourtant il ne s’agit pas de paresse mais d’épuisement.
Ce dernier est parfois isolé ou s’isole, se sent incompris et culpabilise. Tout son quotidien est chamboulé et doit être réorganisé. Gérer la douleur lui demande un tel effort qu’il est limité dans le nombre d’actions à mener chaque jour. Quand la douleur s’estompe et qu’il retrouve à nouveau de l’énergie, elle revient subitement. Cela génère beaucoup d’anxiété et de tristesse.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il ne s’y habitue pas en la supportant au fil du temps. Et il lui faut sans cesse trouver des solutions pour la soulager.
Le malade a besoin d’encouragement de sa famille, de ses amis et du corps médical afin de rester motivé pour améliorer la santé physique et le bien-être psychologique.
Sais-tu qu’en français, les mots « douleur » et « deuil » sont issus du même verbe latin « dolere » qui veut dire « souffrir »?
Cela est très interessant, car il montre que le malade atteint de douleur chronique fait en réalité comme un deuil de sa vie passée. Tout est chamboulé. Ce qu’il était avant d’être atteint de douleur chronique n’est plus. Il ne sera plus jamais la même personne.
Toi qui souffres de douleur chronique, est-ce que tu as du mal à faire l’effort de mettre ton corps en mouvement lorsque la douleur t’épuise?
Tu n’es pas tout seul, bouger lorsque l’on souffre physiquement est un exercice très difficile. Je souffre moi-même de douleur chronique depuis 18 ans. Et ce n’est que depuis une petite dizaine d’années que j’arrive à la gérer et à adapter mon quotidien.
Etre physiquement actif est essentiel à la gestion de la douleur à long terme! Il faut savoir que la douleur n’est pas seulement inconfortable. Elle perturbe la motricité et limite la mobilité, engendrant de nouveaux dérèglements posturaux et donc de nouvelles douleurs chroniques. C’est un cercle vicieux! Plus on évite et réduit l’activité physique, plus le corps s’adapte à l’inactivité. Plus il s’adapte à cela, associé à la détresse psychologique plus il se déconditionne physiquement et entre en incapacité. Ce qui alimentera l'état de douleur chronique.
Pour voir un changement, il est important de rester en mouvement. Bien évidement le repos est nécessaire. Mais il n’y a rien de pire que de prendre l’habitude de rester figé.
Je t’encourage à exercer ton corps et ton cerveau à rester en mouvement, vivant!
Accompagné s’il le faut:
Efforce-toi de faire quelques pas chaque jour.
Autant que tu le peux, même si tu as mal, sors prendre l’air, fais le plein de nature et profites-en pour méditer. Si tu n’y arrives pas ou plus, ferme les yeux et laisse ton corps ressentir tout ce qui peut t’apaiser, le vent, le sable, l’herbe ou l’eau sur la peau. Sois attentif aux bruits dont elle regorge… exerce-le à se détendre le plus possible!
Si tu aimes écrire, écrit, même quelques mots. Si tu aimes lire, fais de même avec quelques phrases. Si tu aimes dessiner ou peindre, fais-le même cinq minutes par jour.
Ri le plus possible
Ne te coupe pas des gens bienveillants
Ne sois pas trop dur avec toi-même, tu as le droit d’être découragé. Mais tu as aussi le droit de vivre.
Comme le disait Henri Matisse « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir. »
Le sentiment d’impuissance face à une personne qui a besoin d’aide mais qui la refuse.
Est-ce que ça t’est déjà arrivé d’être face à un proche qui souffre d’une maladie psychologique et/ou physique et qui refuse d’être aidée? Je suis confrontée à cela depuis plusieurs mois. Quelqu’un de mon entourage proche souffre d’anorexie depuis de très nombreuses années. Elle est aussi atteinte d’une maladie physique qu’elle a choisie de laisser progresser sans prendre les traitements recommandés. En plus de refuser une quelconque médication, elle…
Est-ce que ça t’est déjà arrivé d’être face à un proche qui souffre d’une maladie psychologique et/ou physique et qui refuse d’être aidée?
Je suis confrontée à cela depuis plusieurs mois. Quelqu’un de mon entourage proche souffre d’anorexie depuis de très nombreuses années. Elle est aussi atteinte d’une maladie physique qu’elle a choisie de laisser progresser sans prendre les traitements recommandés. En plus de refuser une quelconque médication, elle refuse aussi toute opération. Et elle a été prévenue à plusieurs reprises qu’un jour il sera trop tard.
La personne qui l’aide, un proche parent est comme emprisonné.
Il tient comme il peut mais souffre terriblement de la voir se laisser sombrer, n’écouter aucun conseil, refuser soins, médicaments, nourriture...
Je l’ai découvert aussi comme se sentant dans le devoir de veiller sur elle, de refuser de sortir en soirée pour respirer parce qu’elle réclamait sa présence par peur d’être seule.
Face à la détresse de ces deux proches, j’ai fini par être envahie d’un sentiment d’injustice, de colère et de profonde tristesse. J’ai ressenti beaucoup d’anxiété, j’en ai même fait des cauchemars. Voir ce proche s’enfermer dans cette spirale de culpabilité, de responsabilité qu’il s’incombe; voir cette personne malade imposer à son aidant d’être sans cesse là pour elle mais refuser d’aller mieux, c’est pour moi comme le priver de sa liberté et lui imposer de souffrir avec elle.
Et lorsque je suis face à cela, lorsque je lis dans le regard de l’aidant une porte de prison fermée qui rêve de s’ouvrir, j’ai moi-même un sentiment d’enfermement et c’est quelque chose que je ne supporte pas. Tout mon corps a alors envie de réclamer une délivrance pour l’autre, à grands cris. J’ai envie de crier que les clés ne sont pas loin et qu’il n’a pas le droit de se laisser aller lui aussi, de refuser de les saisir.
Le droit et le choix sont deux choses qui m’ont beaucoup interpellées ces derniers temps.
Alors que je travaillais sur ma mission d’artiste qui est de nous faire traverser la souffrance humaine, je débriefais avec mon coach et je lui parlais de cette épreuve. J’étais bouleversée. Je lui disais que j’avais l’impression de ne pas être à la hauteur de ma mission, que je n’arrivais pas à avoir d’impact. Quand il m’a demandé pourquoi, je lui ai répondu que le refus de cette personne de me parler, le rejet, son désir de traverser la souffrance de cette façon me mettait face à un sentiment d’échec et d’impuissance. Et que j’avais l’impression de peindre pour rien. Et sa réponse a été libératrice pour moi: « Solène, c’est son choix. Elle a le droit de choisir ce qu’elle veut faire de sa vie, toi tu veux sauver mais ce n’est pas ton travail ».
(Oui mais elle bousille aussi la vie de son aidant! ai-je pensé en moi-même), ce n’était pas faux, mais là aussi l’aidant fait ses propres choix.
Et là j’ai compris. J’ai fondu en larmes.
J’ai répondu « Ça y est je viens de comprendre, je dois juste faire mon travail, peindre ce que j’ai à peindre et ne pas chercher à savoir ce que cela va produire sur l’autre. Ce que cela provoquera chez l’autre, c’est son histoire ». Il y a un Sauveur capable de sauver, ce n’est pas mon rôle.
La colère, le sentiment d’injustice et de tristesse sont encore au fond de moi, mais j’apprends à me distancer de tout cela.
Je n’ai pas encore compris pour qu’elle raison elle choisit la mort alors que j’ai choisi la vie. Pourquoi je me bats et pourquoi elle ne se bat pas.
Je sais juste que l’anorexie est complexe comme d’autres pathologies. Et que certains trouvent au travers de la souffrance qu’ils s’infligent, un moyen de se sentir encore vivant.
Est-ce que toi aussi tu as déjà ressenti ces sentiments y compris celui d’être impuissant?
Si c’est ton cas, j’aimerai juste t’encourager à prendre du recul et à considérer que chacun fait ses propres choix. Tu n’es pas responsable des choix des autres. Tu peux aimer, proposer ton écoute, ton aide même si tu te heurtes à un refus, mais par contre, ne compense pas ce que la personne refuse de faire parce qu’elle ne va pas bien. La personne malade ne doit pas avoir de bénéfice d’être en souffrance. Aide-la si elle fait tout ce qu’il faut pour se faire soigner mais ne fais rien pour compenser si elle ne s’aide pas elle-même. Ne t’investi pas trop jusqu’à en faire un objectif de vie car la personne est seule à devoir prendre la décision de se faire soigner, si elle en est encore en capacité.
Protège-toi, prends soin de toi!
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Face au déni du corps médical
Est-ce que tu as déjà été dans la situation du patient qui souffre sans qu’on en trouve la raison? Dans la position du patient à qui l’on dit qu’il invente ses symptômes, qu’il est fou ou en dépression juste parce qu’on ne trouve pas ce qu’il a? Toi aussi tu as déjà été rempli de colère, de tristesse et d’amertume à cause de cela? Tu n’es pas le premier à qui ça arrive. Parce que…
Est-ce que tu as déjà été dans la situation du patient qui souffre sans qu’on en trouve la raison?
Dans la position du patient à qui l’on dit qu’il invente ses symptômes, qu’il est fou ou en dépression juste parce qu’on ne trouve pas ce qu’il a? Toi aussi tu as déjà été rempli de colère, de tristesse et d’amertume à cause de cela?
Tu n’es pas le premier à qui ça arrive. Parce que quand on ressent quelque chose d’anormal dans son corps, on s’attend de toute évidence à ce que les médecins et spécialistes soient attentifs à notre témoignage et ne le dénigrent pas. On se rend aux rendez-vous avec confiance et on parle à coeur ouvert.
Quand on t’a fait faire une batterie d’examens parce que tu as des symptômes variés qui peuvent coller avec des pathologies diverses, que tu sors du cas « typique », qu’on te dit que c’est dans ta tête, que c’est psychosomatique, il y a de quoi être découragé et en colère.
Le problème c’est qu’à force d’entendre que c’est dans ta tête, tu te demandes si finalement ce ne serait pas le cas. Tu finis par sombrer, te murer dans la solitude, peut-être même par tomber en dépression parce que tu te sens incompris et jugé à tord. Tu penses même à arrêter de consulter.
Mais si c’était plutôt le personnel de santé qui souvent, manquait de formations sur les maladies émergeantes, orphelines ou mal connues? Si le tord était aux médecins et « spécialistes » pleins de préjugés qui ne supportent pas qu’il puisse exister quelque chose qui ne corresponde pas à ce qu’ils ont appris?
En réalité, tu n’es pas fou. Tu te connais mieux que personne. Si comme moi tu as appris à être attentif à ce que tu ressens, tu sais très bien si c’est une cause extérieur au mental qui te provoque certains symptômes ou si c’est l’inverse. Pendant que plusieurs bien pensants se croient supérieurs à toi petit patient, pose-toi, reviens à qui tu es.
Je suis atteinte de plusieurs pathologies mal connues (y compris la maladie de Lyme dont je te parlerai au mois de mai) et surtout mal diagnostiquées. J’ai vécu à plusieurs reprises et comme une claque, le déni du corps médical face à ce que je vivais. Je vais t'apporter un témoignage de quelque chose qui s’est passé lorsque j’avais dix-neuf ans. Je revenais d’un séjour de trois semaines au Burkina Faso où j’avais été très malade; douleurs abdominales et maux de tête terribles, accompagnés de troubles digestifs et d’une nuque qui ne tenait plus ma tête. Quelques jours après mon retour en France, mon corps se couvre de plaques, sans doute des champignons apparaissants en soirée du cuir chevelu à la plante des pieds et repartant le jour.
Un peu plus tard, j’ai trois jours de petite fièvre toutes les trois semaines. Puis s’enchaînent de longs mois interminables à souffrir de douleurs abdominales m’obligeant souvent à sortir de cours car je ne tenais plus assise. Je multiplie les rendez-vous et examens médicaux sans que l’on trouve quoi que ce soit. Je suis convaincue que j’ai une amibiase intestinale parce que j’avais été avertis sur les possibilités d’en contracter une en Afrique et sur les symptômes possibles. Mais les médecins ne me croient pas, ils ne voient rien. D’ailleurs la demande de recherche spécifique dans les analyses de selles sont faites après des mois de symptômes évocateurs. Je me rends un jour dans le cabinet du médecin de famille avec ma mère et il nous dit: « C’est facile de mettre le thermomètre au-dessus du chauffage! votre fille est en dépression». On m’aurait donné un coup, j’aurai eu moins mal. Non je ne l’étais pas encore, et ce n’est pas elle qui me donnait de la fièvre et des douleurs interminables.
Ces mots-là, mêlés aux douleurs depuis des mois et à une vie personnelle et sentimentale bancale, m’ont fait tomber en dépression.
Je répète bien « Ces mots-là ».
Et puis un jour, au téléphone, alors que je me confiais au sujet de cette injustice à ma grand-mère paternelle, celle-ci me dit: « Solène, j’en ai vécu des injustices et j’en ai versé des larmes. Alors je m’en remettais à Dieu et j’ai compris une chose, c’est lui qui justifie ». Je l’ai cru et je m’en suis remise à lui.
Quelques jours plus tard je recevais des résultats d’analyses… je souffrais d’une amibiase intestinale.
J’ai ensuite eu le bon traitement et je ne suis plus jamais retournée voir ce médecin.
Tu comprends maintenant qu’il est normal d’être découragé. Normal d’avoir envie de crier ta colère et ton sentiment d’injustice, d’envoyer tout valser! Mais si tu veux que l’on trouve ce dont tu souffres, relèves-toi encore une fois, bats-toi, affronte encore, fais-toi aider, frappe aux portes! CHANGE DE MEDECIN! Il y en a des fabuleux, certes peu nombreux mais il y en a.
Et regarde plus souvent là-haut, y en a un plus grand qui sait.
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A tout de suite de l’autre côté.
La souffrance mentale
« Les psys, c’est pour les fous! »
Nous sommes plus souvent touchés par la douleur physique parce qu’elle est visible. Nous sommes moins sensibles aux souffrances psychiques, que nous méprisons parfois, en les prenant pour de la faiblesse. Pourtant, la réaction face à la souffrance psychique dépend…
« Les psys, c’est pour les fous! »
Nous sommes plus souvent touchés par la douleur physique parce qu’elle est visible. Nous sommes moins sensibles aux souffrances psychiques, que nous méprisons parfois, en les prenant pour de la faiblesse. Pourtant, la réaction face à la souffrance psychique dépend de la personnalité et du vécu de chacun. Cela n’a rien à voir avec une faiblesse de caractère.
Les statistiques montrent qu’une personne sur quatre traversera un épisode de souffrance mentale au cours de sa vie. Pourtant, 53% des Français se disent attentifs à leur bien être mental. Et donc, 47% n’y prêtent pas attention.
Le bien-être mental n’est pas un sujet que l’on aborde avec facilité: 8 Français sur 10 estiment qu’il est difficile d’en parler et certains le voient même comme un sujet tabou.
En cause, la peur du regard des autres, une forme de pudeur, une difficulté à admettre ses faiblesses. Parler d’un souci de santé mentale, c’est révéler une faille, montrer une vulnérabilité et ce n’est pas évident d’accepter cela. Mais le problème n’est pas seulement que l’on a peur d’être jugé, on a peur aussi que cela impacte nos relations, que la personne à qui l’on se confie ne nous fasse plus confiance.
Cela me surprend toujours de voir des gens en souffrance psychologique, refuser de se faire aider en prétextant qu’ils ne sont pas fous et qu’ils n’en ont pas besoin. La souffrance morale nécessite pourtant d’être prise au sérieux. On se rend bien chez le médecin lorsque l’on souffre physiquement, alors pourquoi ne pas saisir les aides qui nous sont proposées pour soigner ses blessures de l’âme? Pourquoi s’emmurer dans sa souffrance et dans sa solitude? Pourquoi préférer les liens à la liberté? Lorsque l’on agit comme cela d’ailleurs, non seulement on se créé des prisons mentales mais on fait aussi souffrir son entourage.
Il n’y a pas à en avoir honte, à faire comme si elle n’existait pas, car elle finira par réapparaître. Elle est liée aux émotions. L’anxiété, le sentiment de solitude, de désespoir, le sentiment de vide, la mélancolie, le sentiment d’abandon en ont partie. Elle est quelquefois tellement envahissante qu’elle empêche de vivre sereinement et elle n’est pas sans conséquence si elle n’est pas prise en charge, exactement comme pour la souffrance physique. On pense souvent à tord qu’il suffit de laisser passer le temps pour que la blessure disparaisse. Et pourtant, si la personne n’a pas réussi à surmonter certaines épreuves, un mal-être ou une addiction peut persister ou s’aggraver au fil des années.
Comme le disait Publius Syrus: « La douleur de l’âme pèse plus que la souffrance du corps. »
Selon l’OMS, “La santé mentale est un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d'être en mesure d'apporter une contribution à la communauté”
Et ta santé mentale à toi, elle va comment?
Si tu te sens mal, voilà quelques moyens pour y faire face:
Apprends à reconnaître les signes d’une douleur émotionnelle et psychique et sois franc avec toi-même
Prends soin de toi, accorde-toi du temps
Si tu te sais en souffrance, sache que tu n’es pas seul responsable de ta santé mentale, elle est influencée par des facteurs externes sur lesquels tu as peu de contrôle.
N’attends pas trop longtemps avant de demander de l’aide, fais-le avant qu’elle s’installe et ne te fasse encore plus de mal!
Grave-le dans ta mémoire, demander de l’aide n’est pas un acte de faiblesse, mais un acte de courage!
L’avantage de se faire aider par un professionnel, c’est qu’il est neutre et extérieur à la situation, tout en étant qualifié pour le faire.
En étant accompagner il est possible d’aller mieux, tu en verras les fruits petit à petit.
Même si tu ne pourras pas oublier la situation difficile ou traumatique, elle fera partie de tes souvenirs et ces derniers ne seront plus accompagnés de douleur.
Tu pourras mettre en place de nouvelles habitudes bénéfiques
Tu retrouveras petit à petit un nouvel équilibre, de la confiance en toi et une joie de vivre.
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Il est urgent de prendre soin de ta santé mentale!
Si tu souffres, c’est à cause de toi!
Je viens de lire cette citation de Osho, ancien maître spirituel indien: « Si tu souffres, c’est à cause de toi. Si tu te sens bien, c’est grâce à toi. Personne d’autre n’est responsable. Seulement toi et toi seul. Tu es ton enfer et ton paradis aussi. ». Je suis surprise de lire quelque chose d’aussi…
Je viens de lire cette citation de Osho, ancien maître spirituel indien:
« Si tu souffres, c’est à cause de toi. Si tu te sens bien, c’est grâce à toi. Personne d’autre n’est responsable. Seulement toi et toi seul. Tu es ton enfer et ton paradis aussi. »
Je suis surprise de lire quelque chose d’aussi culpabilisateur sur la souffrance.
Tu vivais sereinement jusqu’au jour où une épreuve difficile te tombe dessus. Tu n’y étais pas préparé, tu ne l’as pas vu arriver et tu ne l’as pas choisie. Elle s’est imposée à toi. Elle vient bousculer ta vie, balayer tes idéaux, remettre tes projets en question et rendre ton avenir incertain. Cela peut être une maladie foudroyante, le décès brutal d’un proche, la perte d’un enfant à naître, un viol, un accident de la vie, un harcèlement au travail ou à l'école… Tu te demandes pourquoi cette épreuve? pourquoi toi? pourquoi maintenant? et ce que tu as bien pu faire pour la mériter…
Une multitude de sentiments t’envahissent et s’agitent en toi. Tu souffres.
Et là tu lis que si tu souffres c’est de ta faute. Ah oui mince! Tu avais envie que cette épreuve te tombe dessus et tu l’avais oublié! Tu es l’unique cause de ta propre souffrance! Te voilà maintenant plein de culpabilité. Tu as sûrement essayé de « gérer » cette souffrance ou de ne plus y penser en voyant du monde, en prenant un traitement, en tentant de te distraire, en méditant, en priant même peut-être… et pourtant la souffrance te colle à l’âme et au corps. Mais rassure-toi, tu n’es pas seul!
Je me sens en colère parce que je trouve ces phrases injustes et brutales. Il n’y a dans ce discours, aucune distinction de faite entre les formes de souffrances qui existent. La douleur physique, celle morale et l’impact qu’elles ont sur nous. La souffrance est inhérente à la condition humaine. Elle est une des conséquence du fait même d’être vivant!
Et toi, tu en penses quoi? Tu es d’accords avec cette idée d’Osho?
J’ai envie de t’écrire que tout ne dépend pas de nous. En réalité, si nous devons parler d’une quelconque responsabilité, alors il s’agirait plutôt de l’axer sur la « façon » de vivre cette souffrance. On peut ne pas se laisser altérer par la souffrance, ne pas la laisser envahir notre vie, nous pouvons remporter des victoires sur le découragement, mais nous ne pouvons pas toujours l’éviter. Nous sommes responsables de ce que nous entreprenons ou n’entreprenons pas pour l’accepter, la traverser et la surmonter.
Il est urgent de ne pas nier ta souffrance, de l’analyser et de te faire aider.
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Et puis moi, je vais essayer de me calmer un peu, à très vite pour le prochain post!