La douleur chronique

«  La douleur chronique bouleverse la vie ».

On sait aujourd’hui que 20% des européens souffrent de douleur chronique. Celle-ci est une douleur qui persiste ou récidive pendant minimum trois mois. Elle peut être due à des maladies chroniques ou à des traumatismes. Elle est très complexe et affecte le plan physique, psychologique, social ou professionnel. Il est souvent difficile d’en trouver la cause.

Cette douleur peut être fulgurante, épisodique ou bien continue. Elle est souvent aggravée par le mauvais temps ou les émotions.

Réel handicap, elle altère non seulement la qualité de vie des personnes qui la subissent mais elle perturbe aussi la vie familiale et amicale. Les proches doivent s’adapter aux capacités limitées du malade et ne comprennent pas toujours sa souffrance. En ayant connu la douleur ils pensent souvent connaître la douleur chronique. Hors ce n’est pas la même chose d’avoir mal à un court moment donné de sa vie que d’avoir mal de façon répétée sur une très longue période, parfois des années.

Il peut parfois entendre dire « tu as toujours un truc qui ne va pas », « c’est de la paresse », « bouge-toi un peu! ». Pourtant il ne s’agit pas de paresse mais d’épuisement.

Ce dernier est parfois isolé ou s’isole, se sent incompris et culpabilise. Tout son quotidien est chamboulé et doit être réorganisé. Gérer la douleur lui demande un tel effort qu’il est limité dans le nombre d’actions à mener chaque jour. Quand la douleur s’estompe et qu’il retrouve à nouveau de l’énergie, elle revient subitement. Cela génère beaucoup d’anxiété et de tristesse.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il ne s’y habitue pas en la supportant au fil du temps. Et il lui faut sans cesse trouver des solutions pour la soulager.

Le malade a besoin d’encouragement de sa famille, de ses amis et du corps médical afin de rester motivé pour améliorer la santé physique et le bien-être psychologique.

Sais-tu qu’en français, les mots « douleur » et « deuil » sont issus du même verbe latin « dolere » qui veut dire « souffrir »?

Cela est très interessant, car il montre que le malade atteint de douleur chronique fait en réalité comme un deuil de sa vie passée. Tout est chamboulé. Ce qu’il était avant d’être atteint de douleur chronique n’est plus. Il ne sera plus jamais la même personne.

Toi qui souffres de douleur chronique, est-ce que tu as du mal à faire l’effort de mettre ton corps en mouvement lorsque la douleur t’épuise?

Tu n’es pas tout seul, bouger lorsque l’on souffre physiquement est un exercice très difficile. Je souffre moi-même de douleur chronique depuis 18 ans. Et ce n’est que depuis une petite dizaine d’années que j’arrive à la gérer et à adapter mon quotidien.

Etre physiquement actif est essentiel à la gestion de la douleur à long terme! Il faut savoir que la douleur n’est pas seulement inconfortable. Elle perturbe la motricité et limite la mobilité, engendrant de nouveaux dérèglements posturaux et donc de nouvelles douleurs chroniques. C’est un cercle vicieux! Plus on évite et réduit l’activité physique, plus le corps s’adapte à l’inactivité. Plus il s’adapte à cela, associé à la détresse psychologique plus il se déconditionne physiquement et entre en incapacité. Ce qui alimentera l'état de douleur chronique.

Pour voir un changement, il est important de rester en mouvement. Bien évidement le repos est nécessaire. Mais il n’y a rien de pire que de prendre l’habitude de rester figé.

Je t’encourage à exercer ton corps et ton cerveau à rester en mouvement, vivant!

Accompagné s’il le faut:

  • Efforce-toi de faire quelques pas chaque jour.

  • Autant que tu le peux, même si tu as mal, sors prendre l’air, fais le plein de nature et profites-en pour méditer. Si tu n’y arrives pas ou plus, ferme les yeux et laisse ton corps ressentir tout ce qui peut t’apaiser, le vent, le sable, l’herbe ou l’eau sur la peau. Sois attentif aux bruits dont elle regorge… exerce-le à se détendre le plus possible!

  • Si tu aimes écrire, écrit, même quelques mots. Si tu aimes lire, fais de même avec quelques phrases. Si tu aimes dessiner ou peindre, fais-le même cinq minutes par jour.

  • Ri le plus possible

  • Ne te coupe pas des gens bienveillants

  • Ne sois pas trop dur avec toi-même, tu as le droit d’être découragé. Mais tu as aussi le droit de vivre.

Comme le disait Henri Matisse « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir. »

Clique ici pour découvrir l’oeuvre « Femmes pensives »!

Précédent
Précédent

Un Doliprane suffira! ( Lyme fight)

Suivant
Suivant

Le sentiment d’impuissance face à une personne qui a besoin d’aide mais qui la refuse.